venezia

Ainsi soit Saintes

Merci à L'atelier du patrimoine de Saintonge grâce à qui j'ai pu enrichir ce sujet

TITRE_IMAGE


Raconter l’histoire de Saintes, c’est remonter les aiguilles du temps de prés de 2000 ans. En effet les Santons peuple gaulois, occupaient déjà la région au moment de la conquête romaine, et ont donné leur nom à la Saintonge et à la ville de Saintes. On peut ainsi résumer les grandes lignes de l’histoire de cette cité en 4 époques :
La capitale romaine
Auguste (25av J-C- 14 après J-C)
. Ils en firent une capitale politique pour l’immense province d’Aquitaine, dotée très tôt de monuments publics dont on peut encore admirer les vestiges (l’amphithéâtre, l'arc de Germanicus, l’aqueduc et les vestiges du musée archéologique.) La cité antique devait compter dés la fin du 1er siècle prés de 15000 habitants et sa surface lui faisait atteindre vers l’ouest les limites de la ville actuelle. Mais dés le III ème siècle, la ville en déclin se rétracta dans la boucle de la Charente, à l’intérieur d’un rempart qui allait marquer sa physionomie jusqu’à la révolution. La cité fut christianisée très tôt par Saint Europe, premier évêque et martyr, selon la tradition. L’histoire reste obscure durant tout le Moyen Age, malgré la présence du siège de l’épiscopal. Les invasions musulmanes, puis normandes ont sans doute touché la ville.



TITRE_IMAGE

La ville médiévale Les cultes développés autour des tombaux des premiers évêques (saint Europe, saint Vivien et saint Pallais) allaient donner naissance dans les faubourgs à des sanctuaires importants. Le plus prestigieux fut celui de saint Europe, au sud- ouest de la ville. Situé sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, ce haut – lieu fut confié en 1081 aux Clunisiens par le Duc d’Aquitaine, Guy-Goeffroy Guillaume. Quelques années auparavant, Geoffroy Martel (1005-1060), comte d’Anjou, et sa femme Agnès de Bourgogne (ver 1407- ver 1476) fondaient dans le faubourg de la rive droite, près du sanctuaire de saint Pallais, une abbaye bénédictine, l’Abbaye –aux- Dames. Avec dix paroisses et divers établissements religieux – notamment les Jacobins et les Cordeliers à partir du XII ème – Saintes était une capitale spirituelle mais dépourvue de seigneurie laïque. En 1199, les bourgeois obtenaient d'Aliénor d'Aquitaine (v1122-1204) une charte communale, mais bientôt le terrible conflit Franco-Anglais mettait la ville au premier rang des combats, puisqu’elle se situait sur la frontière. Après 2 siècles de ruine, elle trouva quand même le courage d’entreprendre au XV ème siècle la reconstruction d’une immense cathédrale gothique. Ce chantier dura assez longtemps pour n’être pas terminé au début de la crise religieuse du XVI siècle, dont les troubles allaient toucher violemment Saintes. La cathédrale Saint-Pierre attaquée par les troupes huguenotes en 1568, ne fut jamais achevée. Le céramiste Bernard Palissy, protestant passionné, fut aux premières loges de ces évènements à Saintes. L’Edit de Nantes (1598) allait instituer pour la ville une période de paix dont elle avait grand besoin.


TITRE_IMAGE

La ville moderne

Au XVII ème siècle la ville était le siège de la juridiction du Présidial et le lieu de résidence du Gouverneur. Ses fortifications furent modernisées et de nombreux hôtels particuliers furent édifiés. Il fallut attendre le XVIII ème siècle et la veille de la révolution pour que la vieille cité se dote d’un urbanisme moderne. L’hôtel du marquis de Monconseil, bâti dans les années 1730 sur les quais au sud de la ville, à l’emplacement d’un pan de la muraille détruite, marque le début de cette phase de bouleversements. L’intendant Guéau de Reverseaux projeta un nouveau système de voirie, avec des cours contournant la ville à l’ouest et au nord. La ville perdit son rôle de préfecture au profit de La Rochelle en 1810. En 1843, Prospère Mérimée (1803-1870) arriva à temps pour sauver l’arc de Germanicus. Le développement urbain s’accentua au cous du XIX ème , notamment sur la rive droite, avec la création d’une avenue et l’inauguration de la gare en 1867. Le chemin de fer allait donner à Saintes, avec l’ouverture d’importants ateliers de réparation, une tradition ouvrière et cheminote qui a fortement imprégné la physionomie de la ville.


TITRE_IMAGE

La ville de nos jours L’économie de la ville est essentiellement tertiaire et marquée par un role de carrefour d’échange dans un territoire agricole ; sa grande foire mensuelle en témoigne. Une politique culturelle ambitieuse s’est traduite par la renaissance du site de l’Abbaye-aux-Dames aujourd’hui centre culturel de Rencontres, tandis que le Festival de Musique Ancienne est déjà passé à une nouvelle étape dans son histoire pour devenir les Académies Musicales de Saintes. En été, le festival folklorique des jeux santons anime l’amphithéâtre et les rues. Enfin la mise en place d’un secteur sauvegardé et le souci de valoriser le riche patrimoine dont elle a hérité, on permis à Saintes d’entrer dans le réseau de ville et Pays d’art et d’histoire. Saintes reste aujourd’hui une ville à dimension humaine pour mieux vous faire connaître cette ville et son riche patrimoine architectural et culturel, laissez vous guider, et partons à la découverte de cette terre au passé si riche

Vos commentaires

1 Le Mardi 6 Fevrier 2007 à 09:08 GMT+2, par jardinbaroque

Encore une ville qui revient de loin, et que le soi-disant "progrès" a failli défigurer définitivement au cours de ce siècle décidément discutable que fut le XIXe. Un grand merci à Prosper Mérimée (à qui Fontevrault, entre autres, doit également beaucoup)... et à toi d'avoir rassemblé toutes ces infos pour nous les présenter de façon aussi éclairante et éclairée.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Cet article ne peut faire référence à d'autres publications.

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 1 + 5 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens