Une vie en solitaire
J'y vais ou j'y vais pas ?
Je devrais y retourner en Août prochain, en accompagnateur, il faudrait être barge pour ne pas y courir, et pourtant...
L'idée de voyager à nouveau seul me "pèse", c'est cool d'accompagner un groupe, cela paie le voyage certes, mais bon ne pas pouvoir partager des moments précis, en parler le soir à l'hôtel avec quelqu'un, rire de situations cocasses, échanger des idées et des impressions, en admirant des toiles des sculptures et bien d'autres choses, çà doit être bien quant même !!?
Je rentre d'un petit séjour en Charente, région que j'affectionne, et j'en ai profité pour penser à tout ceci ;
C'est le énième déplacement que j'effectue
seul !! Bien sûr j'en ai profité, j'ai rencontré des gens j'ai discuté,
échangé, mais, une fois rentré chez moi, il est bien rare que je conserve des
contacts avec les personnes rencontrés, pas que je ne le veuille, j'essai au
contraire, mais c'est souvent de façon unilatéral. Je pense que les gens que je
rencontre on leur vie et qu'à partir du moment ou je quitte leur porte, ils
reprennent leur vie, comme moi je reprends la mienne.
A une époque passé, je fréquentais les bars de nuits branchés, et j'ai essayé d'intégrer le milieu auquel j'appartiens, en me disant que c'était peut être là que je devais me faire des amis, voir à cette époque plus, et trouver une sorte « d'épanouissement ». Bien mal m'a prit. N'y entre pas qui veut, le milieu est plus fermé qu'on ne pense, et avec le recule très superficiel. Hormis la réponse a des besoins naturels et personnels sans suite, je n'ai pas développé de contacts amicaux au de là ..Je fini par croire, que c'est ainsi, que je dois faire avec, à 40 ans çà me surprend, mais bon pour l'heure c'est ainsi.
Ne vous méprenez pas, je ne suis pas entrain de me plaindre, je fais juste un constat. Je ne suis pas pour autant insatisfait de ma situation actuelle, je suis libre de mes faits et gestes, j'obéis à mes propres instincts, et je ne rends de comptes qu'à moi-même, et tout çà c'est déjà beaucoup ! J'ai aussi un ami fidèle, avec qui je partage des choses exceptionnelles, c'est mon « co-loc » comme il se défini, il y a eu une époque ou j'ai cru en une relation « plus intime », mais les choses bougent, et je n'ai peut être pas su bouger en même temps... J'en ai un peu « souffert » je n'en souffre plus, mais je le regarde toujours avec des yeux qui « scintillent ». J'ai appris à savoir vivre avec, et sans lui.
Même si j'ai du faire un travail sur moi même, quoi qu'il puisse en dire, je lui dois l'équilibre que je retrouve un peu plus chaque jour, et c'est pourquoi je continu à privilégier ce rapport tel qu'il est, même si ce n'est pas toujours facile de vivre et d'être « reconnu » par ceux qui l'entoure.
Des fois je me dis, que si je n'avais pas à vivre avec une « différence » les choses auraient pu être différentes, et que je me serai sûrement mieux intégré ? Mais çà je ne le saurai jamais, en attendant je continu a avancer, et çà c'est tout aussi important.
Mais ceci n'empêche qu'au final, mon répertoire téléphonique reste désespérément pauvre de contacts, et que j'aimerai bien partager et échanger tout ce que je ressens, alors irais -je ou n'irais-je pas ?, je ne sais pas..
Par VENEZIA, Jeudi 3 Mai 2007 à 14:29 GMT+2 dans Tous les chemins (article, RSS)





