venezia

Le dernier manteau

Félix - MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809-1847)

Symphonie N°5 en ré mineur "Réformation"

"Andante  " 


 

Jean-Pierre-Alexandre Antigna (1817 - 1878)

Pauvre femme, Orléans Musée des beaux arts 

 

Jean-Pierre-Alexandre Antigna (1817 - 1878) : pauvre femme
 
 

La petite marchande de fleurs

Elle nous proposa ses fleurs d'une voix douce,
Et souriant avec ce sourire qui tousse.
Et c'était monstrueux, cette enfant de sept ans
Qui mourait de l'hiver en offrant le printemps.
Ses pauvres petits doigts étaient pleins d'engelures.
Moi je sentais le fin parfum de tes fourrures,
Je voyais ton cou rose et blanc sous la fanchon,
Et je touchais ta main chaude dans ton manchon.
Nous fîmes notre offrande, amie, et nous passâmes ;
Mais la gaîté s'était envolée, et nos âmes
Gardèrent jusqu'au soir un souvenir amer.
Mignonne, nous ferons l'aumône cet hiver.

 

François COPPÉE (1842-1908)
(Recueil : Intimités)
 

 

 

 

Vos commentaires

1 Le Mardi 10 Juillet 2007 à 21:09 GMT+2, par jardinbaroque

C'est très étrange, mais en lisant ton billet, la seule réaction qui m'est venue est de me dire : "Et toi, qu'as-tu fait pour soulager sa peine et lui permettre de s'en sortir?". Ton article n'est pas seulement réussi, il est, de surcroît, utile.

2 Le Mercredi 11 Juillet 2007 à 22:30 GMT+2, par Henri-Pierre

C'est l'étrange fascination du malheur, la morbidesse des situations sans remède. Un oeil sensible, une musique aux intonations élégiaques et la désespérance devient art.
Mais sans cette ambigüité de la compassion on ne peindrait ou mettrait en vers ou en musique que la gloire et la richesse.
Le malheur serait rayé de la carte de l'art.
Comme tout est difficile et imparfait !

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