Jeudi 1 Fevrier 2007
Festa candelarum
Par VENEZIA, Jeudi 1 Fevrier 2007 à 11:19 GMT+2 dans La hotte du colporteur
Ce n’est pas tout de déguster des crêpes tous les 2 février (et oui c'est demain), encore faut-il savoir pourquoi. La fête de la chandeleur ou des chandelles, en latin festa candelarum fête de tradition catholique, célèbre originellement la présentation de l’enfant Jésus Christ au Temple, précisément 40 jours après sa naissance. C’est en mémoire de cet évènement, qu’à partir de 492 fut organisée une procession annuelle, au cours de laquelle étaient allumés des cierges bénis. C’est lors d’une de ces processions qu’est né le traditionnel partage des crêpes chaque 2 février. Afin d’encourager et de récompenser les nombreux pèlerins venus jusqu’à Rome pour fêter la Chandeleur, le pape Gélase 1er leur distribua des crêpes ( de crispus, ondulé en latin), appelées « oublies » en ce temps, donnant ainsi naissance à une tradition toujours respectée.
Dans le monde paysan, le 2 février symbolise également la sortie de l’hiver et le retour au travail agricole. Les chandelles bénies étaient donc conservées par les paysans superstitieux qui les rallumaient dans le but de protéger les futures récoltes. Avec le temps, les crêpes devinrent également un témoignage d’allégeance des fermiers envers leurs seigneurs, qui s’en voyaient offrir chaque année. Comme c’est le cas pour bon nombre de fêtes, il règne autour de la Chandeleur une atmosphère de superstition encore présente aujourd’hui. Nombreux sont ceux qui continuent à faire sauter leur première crêpe de la main droite, un louis d’or dans la main gauche. D’autres encore jetaient cette première crêpe par-dessus l’armoire, toujours par superstition… A noter que s’il est d’usage de manger des crêpes le 2 février, certaines régions du sud de la France fêtent la Chandeleur en mangeant des beignets.
Tout en réalisant ce sujet, je me suis rappelé une certaine époque de mon enfance, ou je vois encore ma mère prendre une pièce de 5 francs la jeter sur l’armoire de sa chambre et ensuite se retournant jetant la crêpe par dessus son épaule nous disant ceci : « si la crêpe vient à recouvrir la pièce nous aurons une année de chance ». Je ne sais pas si çà marchait, mais que croyez vous qu’il advint de cette fameuse pièce ? Il faudrait poser la question au boulanger de l’époque




