Vendredi 23 Novembre 2007
Vous manquez à votre fauteuil
Par VENEZIA, Vendredi 23 Novembre 2007 à 18:17 GMT+2 dans les sillons de ma mémoire
Pour toi Alexandre, puisse Barbara rythmer ta vie encore longtemps, et notre nouvelle amitié durer..
Paroles et Musique: Barbara 1962
© François Llenas / Paul Beuscher
(Pour les paroles vous pouvez cliquer sur le titre)
"Je ne suis pas une grande dame de la chanson
Je ne suis pas une tulipe noire
Je ne suis pas poète
Je ne suis pas un oiseau de proie
Je ne suis pas désespérée du matin au soir
Je ne suis pas une mante religieuse
Je ne suis pas dans les tentures noires
Je ne suis pas une intellectuelle
Je ne suis pas une héroine
Je suis une femme qui chante"
BARBARA : Paris 9 juin 1930, Neuilly 24 Novembre 1997
('pour une biographie complète je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessus)
Au moment de se mort en novembre
1997, (elle disait qu'elle n'aimait pas novembre), c'est une grande dame de la
chanson française et la fin de toute une époque qui disparait. Mireille, Trenet
Piaf, ont bercé son enfance, elle a émue par ses chansons plusieurs générations
avec sa voix si fragile et ses mots
murmurés comme dans un souffle. La dame en Boris Vian à Mouloudji rencontrés en 1949
lorsqu'elle était plongeuse dans un cabaret parisien, en passant par Brassens
et Ferré rencontrés en 1954, et dont elle interprétera certains de leurs
textes. Elle accumulera toute une série de récompenses mais n'en tirera aucune
fierté personnelle, allant jusqu'à déchirer en 1964 sont diplôme reçu par l'académie
« Charles-Cros » en récompense de son album « Barbara chante Barbara »,
pour le distribuer aux techniciens présents en signe de gratitude.
Avec une poésie et une musique
toute particulière à sa personnalité elle aura traité tous les sujets qui lui
parlaient, parfois avec une légèreté qui lui était propre, comme pour les
rendre plus accessibles à tous.
Voilà maintenant 10 ans que la
dame en noire est allée rejoindre tout ces grands, mais sa voix et ses mots
restent présents dans nos mémoires.
A mourir pour mourir
A mourir pour mourir
Je choisis l'âge tendre
Et partir pour partir
Je ne veux pas attendre
Je ne veux pas attendre
J'aime mieux m'en aller
Du temps que je suis belle
Qu'on ne me voit jamais
Fanée sous ma dentelle
Fanée sous ma dentelle
Et ne venez pas me dire
Qu'il est trop tôt pour mourir
Avec vos aubes plus claires
Vous pouvez vous faire lanlaire
J'ai vu l'or et la pluie
Sur des forêts d'automne
Les jardins alanguis
La vague qui se cogne
La vague qui se cogne
Et je sais, sur mon cou
La main nue qui se pose
Et j'ai su, à genoux
La beauté d'une rose
La beauté d'une rose
Et tant mieux s'il y en a
Qui, les yeux pleins de lumière
Ont préféré les combats
Pour aller se faire lanlaire
Au jardin du bon Dieu
Ça n'a plus d'importance
Qu'on s'y couche amoureux
Ou tombé pour la France
Ou tombé pour la France
Il est d'autres combats
Que le feu des mitrailles
On ne se blesse pas
Qu'à vos champs de bataille
Qu'à vos champs de bataille
Et ne comptez pas sur moi
S'il faut soulager mes frères
Et, pour mes frères, ça ira
J'ai fait ce que j'ai su faire
Si c'est peu, si c'est rien
Qu'ils décident eux-mêmes
Je n'espère plus rien
Mais je m'en vais sereine
Mais je m'en vais sereine
Sur un long voilier noir
La mort pour équipage
Demain, c'est l'au revoir
Je quitte vos rivages
Je quitte vos rivages
Car mourir pour mourir
Je ne veux pas attendre
Et partir pour partir
J'ai choisi l'âge tendre.





