venezia

la 1ère pierre

orphée lapidé par les ménadesChacun de nous a des choses à se faire pardonner. Notre conscience est tapissée de souvenirs, parfois douloureux, de gestes ou de paroles qui ont blessés. Pour bien des gens, ces souvenirs reviennent les hanter presque à chaque jour. C’est là le sort cruel d’un passé difficile où la bêtise humaine nous dominait. Mais qu’en est-il de maintenant? Et surtout, que ferons-nous de cet héritage qui contamine sans relâche notre conscience coupable?Taillasson_-_Marie-Madeleine

L’amertume

Notre société est largement constituée d’individus qui ont l’amertume dans l’âme. Toutes les semaines, je rencontre des personnes qui souffrent d’avoir posé des gestes regrettables. Mais trop souvent, nous insistons sur l’importance de pardonner aux gens qui nous ont fait du mal en oubliant le mal que nous avons fait aux autres. Pardonner à ceux qui nous ont fait du tort est une grande source de bien-être pour le cœur. Cependant, le mal que nous avons fait aux autres est tout aussi nuisible, sinon plus encore. Nous nous retrouvons plus facilement dans les souliers de la victime que dans ceux de l’agresseur. Se reconnaître coupable d’un geste insensé demande beaucoup de courage et d’humilité.le jugement dernierLa faute des autres? Toutes les fois que nous imputons aux autres nos propres fautes, nous nous faisons du mal à nous-mêmes. Et la raison est fort simple : en agissant de la sorte, nous nous mentons à nous-mêmes en essayant de nous convaincre que nous avons raison. Par la suite, le cœur s’endurcit de plus en plus dans de faux raisonnements et finit par être complètement sclérosé. L’étape suivante est l’insensibilité et l’amertume. Bien des gens se sentent très mal dans leur peau simplement parce qu’ils n’ont pas été honnêtes et humbles.

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